La canne de combat est un sport de combat qui se pratique avec une arme en bois, conique et contondante. On frappe avec le côté de la canne, jamais avec la pointe : les coups s’apparentent aux coups de taille du sabre, à l’exclusion des coups d’estoc. C’est une discipline associée à la savate boxe française, et elle relève de la même fédération.
L’arme
La canne est en châtaignier, légèrement tronconique. Elle mesure 95 centimètres et pèse de 90 à 130 grammes — l’équivalent d’une pomme. Elle se tient d’une seule main et se divise en trois parties : la manchette, sur les quinze premiers centimètres ; la surface de parade ; et la surface de touche autorisée, sur les vingt derniers centimètres.
Sa légèreté explique l’essentiel de la discipline : la canne va vite, et ce sont la vitesse et la précision qui décident, jamais la force.
Six coups, et pas un de plus
Le répertoire technique est entièrement codifié et tient en six coups, répartis selon leur trajectoire.
- Latéraux : le latéral extérieur et le latéral croisé.
- Verticaux, à la tête : le brisé et le croisé tête.
- Verticaux, aux jambes : l’enlevé et le croisé bas.
L’armé, la règle qui fait tout le sel
Chaque attaque doit être précédée d’un armé : la main qui tient la canne passe derrière l’axe de la colonne vertébrale. L’armé servait historiquement à donner de la puissance au coup. Aujourd’hui il est surtout une indication donnée à l’adversaire — il annonce l’attaque, et c’est ce qui rend la discipline si tactique. On ne surprend pas : on compose avec le fait d’être vu venir.
L’assaut
Les tireurs évoluent dans un cercle de neuf mètres de diamètre, en reprises d’une minute trente à deux minutes selon les catégories. Les protections sont complètes : masque matelassé, gants matelassés et protège-tibias pour les plus jeunes ; s’y ajoutent chez les seniors une veste et un pantalon matelassés, ainsi qu’une coquille pour les hommes et un plastron pour les femmes.
Une histoire française
Les premiers écrits évoquant une escrime propre au bâton remontent à la fin du XIVe siècle. La canne telle qu’on la connaît naît au début du XIXe siècle comme une discipline de défense, pratiquée dans les grandes villes peu sûres. Sa codification sportive contemporaine date des années 1970, et l’on doit l’essentiel de ce travail à Maurice Sarry.
Pour aller plus loin : la fiche de la discipline sur le site de la fédération (nouvelle fenêtre).